Carole Le Bechec

Portrait horizontal de Carole Le Bechec

« D’aussi loin que je me souvienne, Saint-Malo a toujours été mon port d’attache, celui dans lequel je me ressource et me reconnecte avec la mer. Celui dans lequel je suis enracinée. La mer et la terre, le bleu et le vert…« 

Carole Le Bechec dans le train

Comme beaucoup d’entre-nous, l’histoire de ma famille croise la petite et la grande histoire. mon grand-oncle et ma grande tante tenait une blanchisserie, la Blanchisserie Moderne, à Rocabey.

Grâce à ce lieu névralgique, Léon Humbert transmettait des informations sur les mouvements du port et des troupes allemandes aux Anglais pendant la guerre. Il a été fusillé au Mont Valérien. Ma grande tante est morte dans l’entreprise sous les bombardements. 

Cette blanchisserie employait presque toute la famille, sauf mon grand-père maternel qui conduisait un taxi. Il accompagnait les marins des villages alentours qui embarquaient pour la pêche à Terre-Neuve de Saint-Malo. Mon oncle lui, était marin de la Marine Nationale.

Mes parents ont quitté la cité malouine pour trouver du travail à Paris. Mes 3 frères et moi avons grandi entre la capitale et Saint-Malo. La valeur du travail, l’humilité et l’attachement à nos racines chevillés au corps.